top of page

Mon choix d'élevage :

Sachez tout d'abord qu'acheter en élevage familial et professionnel c'est dire non à l'exploitation de pauvres chiens malheureux, ne vivants qu'en chenils ou en parcs depuis XXX générations. C'est dire non aux usines à chiots qui détiennent de 20 à 300 lices (femelles reproductrices) et produisent XXX races de chiots nés en chenils (donc très souvent non socialisés), ces usines sont souvent sans convictions que leurs chiots ne soient pas atteints de maladies ou de trouble du comportement ou que les reproducteurs soient bien ceux déclarés au LOF…

Choisir un élevage sans chenil ou boxe est à mes yeux indispensable pour votre futur avec votre compagnon.

Comme vous le savez nous n'inscrivons plus nos chiots au LOF afin qu'ils ne finissent pas entre les mains d'éleveurs peu scrupuleux.

En choisissant un élevage familial et professionnel qui socialise les chiots jusqu'au sevrage naturel, vous vous enlevez de nombreuses épines du pieds, comme par exemple des problèmes de santé ou de comportements qui auraient pu être évités grâce à des dépistages, test de santé, sélection mais surtout grâce au travail méticuleux au préalable de l’éleveur pour trouver et proposer des chiens stables et en bonne santé et pas seulement beaux ou doués dans telle ou telle discipline.

Il n'est demandé (pour le moment) aucune formation obligatoire concernant les connaissances sur le comportement canin pour devenir éleveur ou propriétaire, pourtant la cause première des abandons (nous y sommes malheureusement adepte en France...) est lié à des soucis de comportement du chien.

Certes le propriétaire se doit d'éduquer, socialiser, entretenir et distraire son chiot afin qu'il devienne un chien stable, mais l'élevage qui est le 1er acteur afin d'assurer au chiot une bonne santé et un bon développement cognitif dès sa naissance, devrait également y être obligatoirement formé.

Un suivi comportemental des chiots devrait aussi obligatoirement être mis en place par l'éleveur afin de partager les bonnes pratiques d'éducation canine.

Il faut savoir qu’à la naissance, tous les neurones du chiot sont présents, mais qu’il s’en suivra une réorganisation et un perfectionnement de celles-ci avec l’âge sous l’influence de l’environnement du chiot.

Les neurones non développés seront détruits vers l'âge de 4mois, les connecteurs y seront donc bien moins présents.

Je vous décris donc aujourd’hui le développement cognitif de votre chiot, celui-ci étant directement lié à son développement comportemental pour le reste de sa vie.

Le chiot vit d’abord les périodes prénatale, néonatale, transitionnelle et de socialisation en grande partie à l'élevage. Puis, plus tard viendront les périodes pré pubertaires, pubertaires et enfin l’âge adulte dans son foyer.

Petit explicatif sur le développement cognitif des chiots selon les périodes :

 

1. La période prénatale :

L’environnement a déjà un effet sur le chiot au cours de cette période où il y a échange d’informations entre la mère et le fœtus.

Le Dr Overall a su démontrer que : le stress causé par l'environnement chez les femelles gestantes aurait un effet sur le cerveau du chiot. En fait, le stress transmis chez le chiot affecterait son apprentissage cognitif à différents niveaux.

Il a également été démontré que de douces et appuyées palpations des cornes utérines de la femelle gestante influencent la sensibilité tactile et augmente la tolérance aux manipulations des chiots après leur naissance.

Il est donc recommandé de choisir un élevage où le moins de situations stressantes possible pourront être causées aux femelles gestantes et aux chiots, et où les femelles ne sont pas de nature anxieuse.

2. La période néonatale :

Période s’étendant de la naissance à l’ouverture des yeux (10-16jours).

L’ordre du jour : se nourrir et dormir.

Encore une fois des stress intenses et répétés peu après la naissance peuvent avoir des conséquences néfastes sur le comportement futur du chien ainsi que sur son émotivité. Toutefois, de légers stress tels que la lumière, des sons, de faibles manipulations humaines et des différences de températures pourront être bénéfiques puisqu’ils favorisent le développement du cerveau.

En étant régulièrement stimulés au cours de leur développement, les chiots acquièrent davantage de stabilité émotionnelle, c’est-à-dire qu’ils réagiront donc plus calmement aux nouveautés au cours de leur croissance.

3. La période de transition :

Dernière étape de développement du cortex cérébral, cette période s’achève à l’apparition du réflexe de sursautement (18-21 jours). Le chiot acquiert une vision, se déplace désormais debout en flairant, en s’orientant et en léchant et commence à explorer son environnement : congénères, jouets, odeurs, autres animaux, hommes, etc.

Il est donc primordial de choisir un élevage qui accompagnent les chiots quotidiennement.

4. La période de socialisation :

Période la plus complexe qui s’étend de la 3e à la 12e semaine. Le chiot est maintenant prêt à explorer complètement son environnement et enregistrera tous stimuli, c’est-à-dire toutes rencontres avec un objet animé ou inanimé, une personne, un nouveau son, etc., et mettra en place une « base de données » interne de ce qu’il a aimé versus ce qu’il n’a pas aimé.

Tout ce qu’il n’aura pas connu, toutes stimulations non rencontrées étant jeunes auront un effet sur son comportement futur.

Par conséquent, pendant cette phase de socialisation, il est important de fournir au chiot un milieu de vie riche en stimuli variés (auditifs, visuels, olfactifs, physiques et au goûté).

Un chiot ayant vécu dans un milieu pauvre en stimuli deviendra fort probablement craintif: il aura des réactions émotionnelles excessives vis-à-vis des stimulations extérieures dès qu’il sera confronté à un environnement plus riche et plus stimulant qu’il n’a jamais connu en réalité.

Avec la période de socialisation vient également la fin du sevrage (6 à 7 semaines) suivi d’une période d’intégration dans le groupe.

Durant cette période les chiots devront apprendre à communiquer avec les membres et à en respecter les règles.

La mère, le père, les frères, les sœurs et les autres congénères aideront tous à l’apprentissage de la communication et des autocontrôles du chiot, il faut donc s'assurer que les reproducteurs et les autres chiens de l'élevage aient un bon langage canin et ne soient pas atteint de trouble du comportement !

1) le jeu a une importance capitale dans la communication: il permet aux chiots d’augmenter leur coordination motrice et leur habileté, et ensuite de pratiquer les postures, les attitudes et les vocalises typiques de leur espèce qu’ils pourront affiner en fonction de la réaction des autres individus.

Un chiot doit également apprendre à jouer avec les humains sans mordiller, si l'éleveur s'en charge dès petit, il vous sera bien plus facile pour éradiquer (si ce n'est déjà fait) les méfaits des mordillements comme les bobos durant les moments de jeu, les trous dans les vêtements, destructions des jouets...

2) La présence d’adultes régulateurs (chien et humain) est capitale afin que le chiot acquière ses autocontrôles. Un chiot laissé à lui-même ou qu'entre chiots deviendra fort probablement un chien plus brutal, toujours en mouvement et excité par la moindre stimulation, qui peut mordre sans contrôle et faire mal.

Il est donc primordial de laisser le chiots avec des chiens adultes avec de bon code canin ainsi qu'avec des humains avec des connaissances solides en éducation canine afin de ne pas créer involontairement des problèmes d'autocontrôle.

Au cours de cette période, le chiot apprendra également qu’il appartient à l’espèce « chien » : il reconnaît et mémorise à travers les caractéristiques de sa mère, celles qui lui sont propres et qui lui permettront d’identifier les membres de son espèce, quels qu’ils soient. Il est tout de même recommandé de mettre le chiot en contact avec des chiens de taille et de morphologie différentes.

Je tiens à socialiser à de nombreuses espèces votre futur chiot afin qu'ils se sentent bien dans leurs pattes de chien.

bottom of page